mardi 10 août 2010

Sortir des sentiers battus...


De temps en temps, il est bon de sortir des sentiers battus, du quotidien qui nous étouffe à force de faire toujours les mêmes choses, d'aller toujours aux mêmes endroits, de voir toujours les mêmes têtes...

A midi, je suis allée voir ma sœur à Paris. D’habitude, on se donne rendez-vous au Zimmer, dans une brasserie à côté du Théâtre du Châtelet. Pour changer on est allées à Denfert Rochereau… Rendez-vous devant les catacombes… Vous verriez la longueur de la file d’attente devant les catacombes ! Impressionnante : elle serpente jusque dans le square derrière l’entrée.

J’ai voulu faire plaisir à ma sœur-la-Bretonne (de cœur), on est allées déjeuner dans une crêperie appelée « Le Bignou » (ça ne s'invente pas !). Là, on est tombées sur une serveuse très spéciale (ce doit être la patronne aussi, certainement, le patron son mari étant aux billigs*…). Très surprenante, elle nous raconte sa vie, faisant des commentaires sur ce qu’on prenait… On a voulu commander la galette ET la crêpe dessert, elle nous a fait tout un discours en nous montrant sur son micro-calepin que ce n’était pas possible, que son mari ne comprendrait pas la commande si elle inscrivait tout sur la même fiche et nous a demandé d’attendre un peu pour demander le dessert… Elle nous a parlé de la pluie du beau temps, de sa fatigue, du prix des chemisier blancs, de ses étourderies avec certains clients étrangers… J’ai l’impression qu’il y avait plein d’habitués dans ce petit restaurant, et que ce personnage y est sûrement pour quelque chose… On a passé un bon moment. Ma soeur m'a encore gâtée en m'offrant un DVD pour la sainte... Balotine (si, ça existe !). On a papoté de choses et d'autres, qu'on ne se dit jamais quand on est avec toutes nos petites familles... Evidemment, ma sœur-la-Bretonne n’a pas trouvé les crêpes exceptionnelles, moi j’ai bien aimé…

Ensuite, je l’ai raccompagnée jusqu’à la rue qui la mènerait directement à son bureau (non pas parce qu'elle est Bretonne, mais car elle n’a pas un grand sens de l’orientation)... En revenant, je suis allée au magasin de scrapbooking où Delphine m’avait acheté des bons d’achats en cadeau de départ… Je voulais écouler ceux qui me restait et suis restée un bon moment à tourner en rond. Je n’ai encore pas trouvé ce que je voulais (des papiers sur New York pour mon prochain album) mais j’ai acheté des papiers unis, on en a toujours besoin…

Il était 14h30 lorsque je suis sortie du magasin (sachant que j’étais partie du bureau vers 11h30, on sent que je ne suis pas débordée en ce mois d'août… Mais là, j’abuse un peu, quand même !). En montant dans le RER, j’assiste à une scène qui m’attriste. Une famille d’étrangers, (italiens ? roumains ?) un homme d’une trentaine d’année, une jeune femme enceinte, et deux toutes petites filles toutes fluettes, demandent des renseignement à un papy à la tête de Popeye (et la casquette aussi). Le papy sort ses lunettes pour lire le papier que lui tend le père. Sa réaction m’a quelque peu surprise : non seulement il leur dit qu’ils ne sont pas dans le bon RER, mais il ne fait rien pour les aider. Sa réaction : « vous pouvez passer des heures comme ça, dans le métro… ». Heureusement, le monsieur n’a pas l’air de bien comprendre le français. Mais je me dis : pas étonnant que les Français aient la réputation de ne pas être très accueillants vis à vis des touristes ! Bref, mon côté Amélie Poulain ressortant, je m’adresse à lui en baragouinant en anglais, langue qu'il a l'air de comprendre… Mais bizarrement, les mots me viennent en allemand (zeigen, non show...) … Bref, je leur dis de rester avec moi, car ils devaient se rendre à Cergy, et donc changer à Châtelet comme moi. Ils me suivent et je leur montre le panneau d’affichage en leur expliquant qu’ils devaient monter dans le train dès que la lumière Cergy est allumée. Le père a bien compris (when the light is on...), il me remercie. Je monte dans le RER en laissant à regret sur le quai cette petite famille aux regards un peu perdus et désabusés.

Je suis arrivée au bureau, il était plus de 15 heures. Mais je n’ai pas perdu mon temps. J’ai fait de riches rencontres !



*Le billig, est une plaque circulaire en fonte, donc extrêmement lourde, utilisée pour réaliser et faire cuire une galette ou une crêpe. Cette plaque, d'un diamètre variant généralement entre 33 et 50 centimètres, est posée sur un trépied métallique.

1 commentaire:

Unknown a dit…

De riches rencontres en effet Balotine...cela me rappelle l'indifférence des gens sur la région parisienne mais il arrive tellement de choses que l'on reste bien souvent dans son coin...

Et, je dois le dire...je suis bien content de ma province même si cela change aussi...

Bises

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