jeudi 13 avril 2017

Essaouira la blanche

Aujourd'hui, nous partons pour Essaouira. Il y a 3 heures de route, mais c'est tout droit : d'abord l'autoroute puis de la 4 voies. Il n'y a pas trop à redouter la conduite marocaine pour Fabrice...

Le paysage est désertique et relativement plat. A un moment, nous tombons sur une scène surprenante : des chèvres qui escaladent un arbre (certainement un arganier, un amandier dont on extrait l'huile d'argan).


Nous arrivons à Essaouira, ville fortifiée, la Saint Malo du Maroc (mais jumelée avec La Rochelle). Cette ville a été érigée par les Portugais qui l'ont appelée Mogador (Mugadur en Berbère).



 A Marrakech toutes les maisons sont peintes en ocre (pour ne pas trop éblouir au soleil). A Essaouira  les maisons sont blanches et les portes bleues. Je me régale d'ailleurs en les photographiant !










Alerte enlèvement ! Lucie a disparu...

On l'a retrouvée dans une de ces petites boutiques, et on l'a retrouvée avec un beau touareg lui tenant la main :



Il avait vu le beau dessin au henné sur sa main, et voulait le reproduire... 


" C'est la première fois que tu viens au Maroc ?
- oui
- Quand tu viens au Maroc, la première fois, c'est pour goûter, la deuxième fois, c'est pour manger, et la troisième fois, c'est pour rester "






Il fait faim, nous trouvons une table d'hôte très sympa, recommandée par le guide du routard. La cuisine est en bas, et on nous installe sur une petite terrasse tout en haut, face à la mer... Un endroit magique, nous sommes seuls au monde !


 Par contre, il fait un peu frais par rapport à Marrakech, il faut dire qu'il y a du vent !






J'ai fait ma boulette en voulant prendre cette photo. L'iPhone dans la main, gauche, le verre dans la main droite... j'ai renversé une lichette alors que je n'avais pas encore bu !
La cuisine est délicieuse, et nous plaignons le pauvre serveur qui grimpe toutes ces marches pour nous servir, surtout les dernières qui sont très raides !




Puis nous allons sur le port où nous assistons au retour de pêche. Les enfants ne nous suivent pas, dérangés par l'odeur des poissons qu'on vide, et Clémence est terrifiée par les mouettes (il y en a bien une qui va lui "faire caca dessus")






Nous terminons la journée sur la plage. Le sable est très fin, très doux. les kite surfs s'éclatent dans le vent.








Après cette belle escapade, nous rentrons à Marrakech.

mercredi 12 avril 2017

La palmeraie et la place Jemaa El-Fna


 


Nous retournons à l’hôtel, et après une petite sieste au bord de la piscine, Clémence, Nicolas et moi suivons un cours d’aquagym avec une coach pas commode qui nous crie : « Allez les fainéants ! ». Puis je prends un cours de danse orientale avec la même prof… Pendant ce temps, Fabrice fait du vélo dans la salle de gym et Lulu se fait bronzer au bord de la piscine.
Le soir, nous reprenons notre voiture pour aller à la Palmeraie. 

La Palmeraie de Marrakech compte plus de 100 000 arbres, principalement des palmiers, sur environ 15 000 hectares ainsi qu'une production de dattes et un potager. Elle représente un patrimoine naturel et touristique au Maroc car elle est à la fois constituée d'une nature exorbitante et d'un urbanisme ultramoderne.
L'histoire de cette dernière débuta au cours du 12ème siècle lorsque la dynastie des Almoravides pénétra dans Marrackech. Ces souverains berbères créèrent la palmeraie de Marrakech, à quelques kilomètres de la ville. A cette époque, certaines espèces de palmiers étaient vénérées, en tant que symbole de la vie et de la fécondité. Les cultures étaient nombreuses et la densité d'arbres permettait de se prémunir de la chaleur.
De nos jours, la palmeraie représente la victoire de l'homme sur la nature. En effet, la population marocaine a su au fil du temps apprivoiser le milieu désertique et a imposé son existence dans des espaces où la nature régnait en maître.


Nous sommes attendus par des éleveurs de dromadaires qui proposent des promenades. Les filles se laissent tenter. 



 Nicolas se contentera de caresser un bébé dromadaire de 20 jours :




 Entre Lulu et le dromadaire est née une belle histoire d'amour !



Puis nous retournons voir la place Jemaa El-Fna, car il paraît que c’est le soir qu’il faut s’y imprégner !
Mais avant, nous cherchons une place de parking. C’est très forlklorique les parkings au Maroc : tu colles ta voiture aux autres, tu enlèves le frein à main, tu la mets au point mort. Ils mettent des petites cales. Ainsi, on peut la pousser en ton absence pour la bouger.


Nous arrivons de l’autre côté de la Koutoubia.


A côté, il y a de drôles de palmiers (comme certains sapins chez nous, ce sont des antennes téléphoniques)

 

Nous arrivons sur la fameuse place, et c'est vrai qu'à cette heure ci c'est la folie !
Il y a des charmeurs de serpents, des percussionnistes, des chanteurs…

 





Nous dégustons une bonne glace, achetons quelques cartes postales, puis Nicolas et Fabrice veulent rentrer (c’est l’heure de la soupe). Puis Clémence aussi, pas rassurée du tout par les serpents ! Nous les suivons de peu. A un moment, on entend l’appel à la prière (le seul que nous entendrons de tout notre séjour) et d’un seul coup, tous les tam tams et toutes les musiques s’arrêtent. Reste le bouhaha de la foule.

Le Jardin Majorelle

 
Nicolas ne veut pas se lever encore. Du coup nous adoptons une nouvelle stratégie : les filles quittent la chambre en le laissant au lit, et du coup il se dépêche de nous rejoindre au petit dej.

Ce matin, nous avons rendez-vous à 9h avec Ali, qui vient nous louer une voiture : une Citroën C-Elysée un modèle inexistant en France paraît-il. Il est désolé, il n'a pas eu le temps de la nettoyer. Du coup, on en profite pour négocier un peu le prix... Le temps de régler les papiers et que Fabrice le raccompagne en ville, Nicolas a eu largement le temps de se préparer (de laisser couler la douche looooongtemps).
Il est plus de 10h30 quand Fabrice revient, et nous partons tous pour le jardin Majorelle, un beau jardin botanique très prisé des touristes.

Bon, avant d'y arriver, il faut se familiariser avec la conduite marocaine où :
- le code de la route est informatif
- la ligne blanche, c'est pour décorer
- le casque ça tient trop chaud pour le porter,
- le klaxon est la règle numéro un pour dire bonjour et montrer qu'on est là
- on peut traverser n'importe où, n'importe quand, n'importe comment

Puis on s'est un peu perdus, il n'y a pas de GPS dans notre voiture, et notre seul plan est l'annexe du guide du routard, prêté par Nathalie l'éducatrice de Nicolas.

On arrive enfin devant l'entrée, mais là une file d'attente immense nous attend !
Allez, on y est, on y reste...

Et on a bien fait, cela en valait la peine !





En 1919 le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) s'installe dans la médina de Marrakech (durant le protectorat français au Maroc) dont il tombe amoureux.En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech, au nord-ouest de la médina, et à partir de l'été 1929, il fait construire par les architectes R. Poisson et P. Sinoir une villa-atelier dans un style architecture mauresque / art déco d’une étonnante modernité, inspirée de l'architecte Le Corbusier.





Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d'artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.
Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d'un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d'un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d'art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d'espèces rares qu'il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès ... et orné de fontaines, bassins, jets d'eau, jarres en céramique, allées, pergolas ...
En 1937 l'artiste crée le bleu Majorelle, un bleu outremer / cobalt à la fois intense et clair dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu'il ouvre au public en 1947.
À la suite d'un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l'abandon durant plusieurs années.


Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé découvrent le Jardin Majorelle en 1966, au cours de leur premier séjour à Marrakech : « nous fûmes séduits par cette oasis où les couleurs de Matisse se mêlent à celles de la nature ». Ils achètent le jardin Majorelle en 1980. Les nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, et entreprennent d’importants travaux de restauration du jardin pour « faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ». L’atelier du peintre est transformé en un musée berbère ouvert au public et dans lequel la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est exposée.
Disparu le à Paris, les cendres d'Yves Saint Laurent sont dispersées dans la roseraie de la villa Oasis et un mémorial, composé d’une colonne romaine ramenée de Tanger posée sur un socle où une plaque porte son nom.  
À ce jour, le jardin, entretenu par une vingtaine de jardiniers, est un des sites touristiques les plus visités de Marrakech et du Maroc avec plus de 600 000 visiteurs annuels.


 Des tableaux réalisés par Yves Saint Laurent pour cartes de voeux


Quel plaisir de déambuler dans ce jardin extraordinaire !












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