mercredi 12 avril 2017

Le Jardin Majorelle

 
Nicolas ne veut pas se lever encore. Du coup nous adoptons une nouvelle stratégie : les filles quittent la chambre en le laissant au lit, et du coup il se dépêche de nous rejoindre au petit dej.

Ce matin, nous avons rendez-vous à 9h avec Ali, qui vient nous louer une voiture : une Citroën C-Elysée un modèle inexistant en France paraît-il. Il est désolé, il n'a pas eu le temps de la nettoyer. Du coup, on en profite pour négocier un peu le prix... Le temps de régler les papiers et que Fabrice le raccompagne en ville, Nicolas a eu largement le temps de se préparer (de laisser couler la douche looooongtemps).
Il est plus de 10h30 quand Fabrice revient, et nous partons tous pour le jardin Majorelle, un beau jardin botanique très prisé des touristes.

Bon, avant d'y arriver, il faut se familiariser avec la conduite marocaine où :
- le code de la route est informatif
- la ligne blanche, c'est pour décorer
- le casque ça tient trop chaud pour le porter,
- le klaxon est la règle numéro un pour dire bonjour et montrer qu'on est là
- on peut traverser n'importe où, n'importe quand, n'importe comment

Puis on s'est un peu perdus, il n'y a pas de GPS dans notre voiture, et notre seul plan est l'annexe du guide du routard, prêté par Nathalie l'éducatrice de Nicolas.

On arrive enfin devant l'entrée, mais là une file d'attente immense nous attend !
Allez, on y est, on y reste...

Et on a bien fait, cela en valait la peine !





En 1919 le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) s'installe dans la médina de Marrakech (durant le protectorat français au Maroc) dont il tombe amoureux.En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech, au nord-ouest de la médina, et à partir de l'été 1929, il fait construire par les architectes R. Poisson et P. Sinoir une villa-atelier dans un style architecture mauresque / art déco d’une étonnante modernité, inspirée de l'architecte Le Corbusier.





Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d'artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.
Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d'un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d'un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d'art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d'espèces rares qu'il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès ... et orné de fontaines, bassins, jets d'eau, jarres en céramique, allées, pergolas ...
En 1937 l'artiste crée le bleu Majorelle, un bleu outremer / cobalt à la fois intense et clair dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu'il ouvre au public en 1947.
À la suite d'un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l'abandon durant plusieurs années.


Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé découvrent le Jardin Majorelle en 1966, au cours de leur premier séjour à Marrakech : « nous fûmes séduits par cette oasis où les couleurs de Matisse se mêlent à celles de la nature ». Ils achètent le jardin Majorelle en 1980. Les nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, et entreprennent d’importants travaux de restauration du jardin pour « faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ». L’atelier du peintre est transformé en un musée berbère ouvert au public et dans lequel la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est exposée.
Disparu le à Paris, les cendres d'Yves Saint Laurent sont dispersées dans la roseraie de la villa Oasis et un mémorial, composé d’une colonne romaine ramenée de Tanger posée sur un socle où une plaque porte son nom.  
À ce jour, le jardin, entretenu par une vingtaine de jardiniers, est un des sites touristiques les plus visités de Marrakech et du Maroc avec plus de 600 000 visiteurs annuels.


 Des tableaux réalisés par Yves Saint Laurent pour cartes de voeux


Quel plaisir de déambuler dans ce jardin extraordinaire !












mardi 11 avril 2017

Marrakech, ville impériale


Nous avons rendez-vous à 9h pour notre visite de Marrakech. ça va, ce n'est pas trop tôt vous allez me dire... eh bien avec un Nicolas pas décidé à se lever parce qu'on est en vacances, c'est tôt !

Bon on est à l'heure et notre guide c'est Farid. Il ressemble à Enrico Marcias. On va enfin découvrir Marrakech, l'une des 4 villes impériales du Maroc (avec Fes, Meknes et Rabat).
On parcourt de belles avenues bordées de palmiers, de milliers de rosiers, de bigaradiers (orangers dont les fruits sont amers), de jacaranda (arbres à fleurs violettes). On commence à observer la conduite à la marocaine... très surprenante !

Nous arrivons sur le premier lieu de visite : la Ménara. Au bout d'une très large allée au milieu d'une oliveraie, nous arrivons à un grand bassin qui sert de réservoir d'eau pour irriguer les cultures, au bord duquel trône un pavillon aménagé sous la dynastie des Almoahade.
(sur cette photo on aperçoit un avion qui décolle de l'aéroport international situé derrière).


Nous rejoignons ensuite les jardins de la Koutoubia, la mosquée dont le minaret de 69 mètres est un bon point de repère pour se situer dans Marrakech.



Nous croisons des "porteurs d'eau" qui veulent se faire prendre en photo avec Nicolas, une proie facile pour obtenir une pièce des parents ! Nous en croiserons d'autres sur la place Jam El Efna Très beau jardin que nous traversons avant d'entrer dans le coeur de la ville.



Nous passons une porte où niche un couple de cigognes :

Et nous entrons dans la médina
















 Nous allons visiter les tombeaux Saadiens. Ils datent de l'époque du grand sultan Ahmed al-Mansur Saadi (1578-1603). Ces tombeaux ne furent découverts que vers 1917, puis restaurés par le service des Beaux-Arts. Ils ne cessent, depuis, d'impressionner les visiteurs par la beauté de leur décoration.
Le mausolée abrite les corps d'une soixantaine de Saadiens, dont Al-Mansour, ses successeurs et sa famille. L'édifice est composé de trois salles. Le mausolée le plus prestigieux est la salle des douze colonnes. Cette salle abrite la tombe du sultan fils Ahmed El Mansour. Sa coupole en bois de cèdre ouvragé, et les stucs sont finement travaillés, les sépultures y sont en marbre de Carrare d'Italie. Ce mausolée constitue un très bel exemple de l'art décoratif hispano-mauresque.



Superbe !

 
À l'extérieur, se trouvent les tombes des soldats et serviteurs et un jardin de la nécropole.  


Notre visite de Marrakech se poursuit au Palais Bahia. Magnifique ensemble de Riads et de pièces aux plafonds en bois de cèdre peints, murs en mosaïques (ou zellige), voutes sculptées dans la pierre ou dans le bois.
L'occasion pour notre guide de nous rappeler que le terme de Riad à la base, désigne un patio, un jardin intérieur et non une villa, mais que maintenant, même les Marocains font l'amalgame.














 Dans cette cour, de nombreux films ont été tournés, et elle est aussi le lieu d'un festival de musique.



Nous déjeunons ensuite dans un très beau restaurant pour touristes.





Puis nous allons nous promener dans les souks

 









Nous faisons une halte dans une herboristerie où on nous fait sentir plein de bonnes odeurs d'épices, d'huiles et autres pommades. Fabrice se fait masser.




Les femmes préparent de l'huile d'argan en cassant à la main les amandes.


Puis nous faisons une halte dans la caverne d'Ali Baba où les filles sont traitées comme des princesses des mille et une nuits !


 Enfin, nous terminons cette journée bien remplie par la place Jam el Efna, où les 3 Balotins ont un succès fous avec les petits vendeurs !








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