voir plus bas...
préparez-vous, c'est un peu crado...
Eh oui, les graines, principal constituant de la nourriture du lapin, ont germé !
Non, ce n'est pas le blé de Noël...


Mais j'ai quand même lu ses 2 livres L'âme seule et Le bal des papillons dernièrement.



Et z'est bardi !
La glasse de 96 l'air blus nombreuse que la 97. Elles ze gêdent au débart... Bais Gadou est bien bardie.
Aveg son baillot jaude, on la zuit de loin !
Gadou est arrivée 114ème zur 178.
Alors, boi je dis "Japeau les villes" ! Z'édait bas évident de ze gonfronder aux jambionnes de dous les collèges de la région !
Et je grois que j'y ai addrapé un gro rhube !
Aaaaa.... Tchouuum !

Ce week-end prolongé, avec mes beaux-parents, nous avons entraîné nos systèmes digestifs, afin d'être fin prêts pour les fêtes...
Avant, j'avais pris un petit acompte, un excellent repas avec mon big big big chef, mais ça compte pas !
Samedi, c'était Tajine de pintade aux abricots chez Tata Cricri... Un régal ! En dessert, une Tropézienne bien crémeuse pour nous rappeler les vacances dans le midi.
Dimanche, j'avais convié les cousins Anick et JF. Au menu : salade de foie gras, saumon au lait de coco accompagné de riz et fenouil au curry (spécial beau-papa, j'étais persuadée qu'il n'allait pas aimer. Que nenni ! "C'est comme du Ricard !" s'est-il exclamé...) et en dessert une assiette avec 1 browny, 1 verrine de pana cotta, 1 tartelette à l'orange et 1 kiwi pour la déco.
Lundi, pause... (repas simples : poulet rôti le midi, endives au jambon le soir)
Mardi avec Titi et Cricri et les filles : Choucroute et crumble aux pommes et aux noix en dessert.
Tout était très bon, mais maintenant, je fuis la balance... Lediet.com, au secours !!!![]() |
Mon beau-père, c'est tout un poème.
Il était mignon, petit, sur les photos. Il 'était aussi un bel homme (genre Clark Gable)...
Maintenant, moi j'vous l'dis, il faut se le farcir... Je plains ma belle-mère qui le supporte au quotidien.
Moi, durant 3 jours, j'ai souffert : il n'a pas arrêté de "rougner" (toujours contre les mêmes : Ségolène, les fonctionnaires, Internet, les produits bio... tout y passe !) et de me provoquer en me disant par exemple que je ne m'étais pas foulée pour lui faire à manger (alors que j'ai passé mon week-end prolongé aux fourneaux).
Mais il a des moments de lucidité : il s'est rendu compte que sa soeur était pire que lui, et que c'était très désagréable pour son entourage...
Et vous savez quoi ? Il m'a offert des roses... (pour se faire pardonner ?)
Mais oui, dans le fond, il est gentil !


Ce week-end, j'ai essayé la recette que ma petite collègue m'a transmise.Voilà, c'est pas compliqué et c'est très bon.
Merci Emilie (et J.B. !)

Avec tout ça, j'en ai oublié de souhaiter son anniv' à ma petite Mamie.
Je n'ai pas oublié son anniversaire, mais j'attendais le moment où toute la famille serait réunie pour l'appeler... Et hier, il fallait bien viser. Du coup, pfuit ! J'ai zappé !
Ce matin, on s'est tous rattrapés. Elle ne nous en a pas voulus : on l'a rajeunie d'une journée !
Mais qu'est-ce qu'une journée quand on fête ses 89 printemps ?
Puis, vers 21 heures, les furies rentrent, frigorifiées.
Démaquillage, décoiffage, dévernissage, et toujours rigolage !
Puis, elles descendent dîner.
C'est gentil, des ados de 13 ans. C'est affectueux. C'est poli, c'est serviable. C'est drôle...
Mais alors...
ça fait du bruit !!!
ça raconte ses histoires très fort, ça rigole très fort, ça s'interrompt très très fort ! ça veut toujours raconter une histoire encore plus fort.
Puis elles débarrassent la table (et le plancher) et montent regarder un DVD dans leur dortoir.
A 7 sur un petit lecteur de voiture !
Mais une fois montées, nous, on n'a plus rien entendu. Alors, on a bien dormi... Incroyable, non ?
Moi qui craignais de passer une nuit blanche...
En fait, la nuit blanche, c'est Balotine-Choup qui l'a passée... Chez son copain L. Ils étaient 15 ! Dont 3 filles.
Ils n'ont pas beaucoup dormi.
La preuve ?
Je suis allée la chercher à 10 heures ce matin.
A 10 h 30, elle s'est couchée dans son lit.
A 10 h 40, elle dormait.
A midi, elle dormait.
A 13 h, nous déjeunons sans elle.
Ce n'est qu'à 15h45 qu'elle a refait surface !
C'est quand même fatigant d'être un petit monstre !
Hier matin, au réveil, nous avons eu la surprise de voir que pour notre dernier jour, la Corrèze avait vêtu son manteau blanc... Au mois d'octobre, c'est un peu tôt quand même ! "Elle est xagère, la Corrèze" comme aurait dit Tom-Tom quand il était petit.
Si ces 4 jours sont passés très vite, ils ont été très fructueux.
Le premier jour, Balotin a pris rendez-vous avec quelques entrepreneurs et nous a concocté un planning digne d'une semaine de boulot ! Mais là-bas, pas d'outlook pour nous alerter...
Le deuxième jour, nous sommes allés voir notre constructeur de maison en bois (en fait une commerciale et un maître d'oeuvre du bureau d'étude). Tous deux ont répondu à nos nombreuses questions, et nous ont remis un dossier complet pour le permis.
Nous avons visité l'usine où sont travaillés les madriers en provenance directe de Scandinavie.
Ce sont ces madriers d'une épaisseur de 136 mm qui équivalent à l'isolation d'une maison de parpaings avec de la laine de roche et du placo plâtre.
Le soir même, nous avons vu le couvreur. Un petit bonhomme jovial dont la petite entreprise ne connaît pas la crise...
Le troisième jour, Balotin s'est rasé et moi maquillée et, tout beaux, nous sommes allés voir le maire. Non pas pour nous marier, c'est fait depuis belle lurette, mais pour apporter les beaux documents tout chauds que le constructeur nous a fournis.
Le maire nous a fait une bonne impression, d'autant qu'il est optimiste sur l'obtention du permis... Il regrette seulement que ce soit une résidence secondaire... Une belle maison comme ça !
- Et la couleur ?
- Quoi la couleur ?
- Rouille, ça ne vous choque pas ? On voudrait reprendre le ocre-rouille des petites maisons d'en face...
A priori - mais ce n'est pas lui qui décide - la couleur ne le choque pas.
Oui, on tente le rouille. Et si on nous le refuse, alors ce sera beige.
L'après-midi, nous avons rendez-vous avec le maçon qui doit nous construire le vide sanitaire et la chappe. Nous le connaissions déjà. Un petit gaillard sec le visage buriné par le travail en extérieur. Très sympathique aussi avec ses expressions corréziennes (il paraît que mon beau-père aurait tendance à "rougner"... à râler, quoi).
Ensemble, nous attendons le terrassier. Comme il ne vient pas, le maçon nous colporte sa réputation... Ce monsieur ferait des détours par les bistrots. "Attention, il travaille bien, hé !" (Mais il picole bien aussi).
Le terrassier arrive avec son gros 4x4. Pas le même genre que le couvreur ou le maçon. Plutôt genre rugbyman ! A priori, avec le maçon ils ont compris ce qu'ils avaient à faire. Tant mieux. Le devis suit.
Avant de nous dire au revoir, le terrassier nous demande: "Dans votre vide sanitaire, vous prévoyez une cave ? Parce qu'on peut en mettre des bouteilles sur 80 cm !"
Le 4ème jour, juste avant de partir, Balotin est allé voir l'électricien...
Nous allons enfin avoir un devis presque complet pour aller revoir la banquière... Oui, car Balotin aime beaucoup la banquière... Mais ceci est une autre histoire !
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Vous êtes tous impatients de connaître les exploits de nos petites Balotines (heureusement, il y en a un qui suit... merci Papygil !).
Eh bien, ma Lulu n'a pas démérité en terminant 22ème sur 90 (là où elle était 50ème l'an dernier) !
Et ma Choup a fini 4ème sur 130 ! La voici sur le podium (en bleu à gauche).
Ironie du sort, ses deux copines-ennemies ("un coup je t'aime un coup je te déteste, mais chacune votre tour") sont elles aussi sur le podium !
Comme a son habitude, son père l'a grassement félicitée : "Tu aurais pu faire mieux !"
Moi, je suis très fière de mes filles.
Le premier dimanche, Nicou, Lulu, Choup et moi partons faire le circuit en petite foulée. La Choup suit notre rythme, puis en a assez de se traîner, et elle met le turbot.
Nous décidons ensuite de chronométrer les filles.
C'est parti ! Lulu et Choup démarrent. Je décide de suivre Choup pour prendre son temps à l'arrivée. Seulement, impossible de la rattraper. Par 2 fois, je dois couper le fromage ! Tel le coyote, je cherche un moyen de l'arrêter, mais je suis vite écrasée par un rocher, ou je tombe dans un ravin, ou explose avec la dynamite que je tiens à la main ! Tandis que la p'tite Lulu termine son parcours tranquillement mais sûrement. Pas de stress, pour elle l'essentiel, c'est de participer !
Six ans déjà qu'elle est partie...
Madame K. a croisé notre route, et depuis, on parle encore d'elle à la maison. "ça, c'est Tata K qui me l'avait offert" ou "comme le disait Madame K..."
Madame K est entrée dans notre vie quand je cherchais une nounou à domicile. Je n'avais alors que deux enfants. Mais les mesures gouvernementales de l'époque étaient si avantageuses qu'il était nettement plus intéressant d'avoir quelqu'un chez soi pour s'occuper des enfants, de la maison, du linge... que de courir chez une assistante maternelle pour déposer ses enfants tôt le matin ou les récupérer tard le soir.
Dès son appel téléphonique, elle nous a tout de suite plus. "Je m'appelle Madame K, je suis tunisienne. Mais attention, je suis une Tunisienne moderne, je porte des caleçons, et je ne suis pas copine avec les barbus".
Tout de suite, elle nous a emportés dans son tourbillon de bonne humeur, avec sa chaude voix et son grand rire qui nous explosait à la figure pour un oui pour un non.
Tous les matins, elle était très ponctuelle, pestant contre les cars qui l'empêchaient d'arriver plus tôt.
Tous les matins, elle arrivait bien habillée, bien coiffée, bien maquillée. Elle était très belle.
Tous les matins, elle apportait quelque chose : un petit vêtement trouvé au marché, un gâteau qu'elle avait fait, un fruit nouveau à faire goûter aux enfants, un souvenir de Tunisie pour moi ou ma mère...
Les enfants lui sautaient dans les bras en criant "Tata K !" Et elle les écrasait de tout son amour contre sa forte poitrine.
Le soir, notre maison était impeccable, les enfants aussi, ils sortaient du bain. Tout propres, tout calmes.
Dans la journée, elle jouait à la poupée, surtout avec Lulu : s'amusant à l'habiller, à la coiffer... Elle se promenait souvent avec eux, leur faisait découvrir leurs jouets.
Ils étaient pour elle comme ses petits-enfants. Pourtant, elle était jeune. Je réalise qu'elle avait l'âge que j'ai aujourd'hui. Je ne me sens pas encore prête à être grand-mère !
Quand j'étais en congé de maternité pour Choup, elle est restée avec moi. Comme ça, je pouvais me reposer, et elle conservait son salaire.
On a partagé de bons moments d'intimité. J'ai vu comment mes enfants piochaient dans son assiette, préférant son repas au leur. J'aimais qu'elle me parle d'elle, de son enfance heureuse en Tunisie. Elle me parlait du jasmin, de fenouil, de grenades...
Elle me racontait comment elle s'était mariée, puis était arrivée en France à 17 ans et eut rapidement ses 3 enfants. Son niveau de vie avait bien chuté, ils ont vécu longtemps dans une caravane... mais son amour pour son mari valait tout l'or du monde.
Puis un jour, tout a basculé. Elle a dû nous quitter pour se battre contre un cancer.
Elle s'est bien battue. A été très forte. Quand nous allions la voir, la gaieté était toujours de rigueur. Malheureusement, le crabe a gagné.
Comme me l'avait dit son mari : elle a tout fait trop tôt, trop vite, trop fort.
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