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mercredi 20 août 2008

Le premier jour du reste de notre vie


Ce week-end en célibataires, nous en avons profité pour aller au cinéma, voir autre chose que Harry Potter 5, Spiderman 3 ou Narnia 12...


Une collègue m'avait conseillé d'aller voir Le premier jour du reste de ta vie. Céline aussi dans son blog !

Eh bien je n'ai pas regretté de vivre ces deux petites heures à remonter le temps en compagnie de cette famille touchante.

Je me suis vue quelques années en arrière. Les modes des années 80-90.
Les flash-back des frères et soeurs jouant au monopoly par terre.
L'électrophone, les voitures de l'époque, les boums avec stroboscope...
Je revoyais mes copains et copines de l'époque au travers des 3 enfants.

J'ai été touchée par la sensibilité de Jacques Gamblin, fier de ses enfants, la fragilité de Zabou qui voudrait arrêter le temps, la beauté des 2 garçons (qu'on perçoit plus tard pour le deuxième).

Dans ce film, on rit, on pleure... Comme dans la vie.
C'est l'histoire du temps qui court, court... c'est notre histoire à tous.

mardi 20 novembre 2007

"Je vais bien ne t'en fais pas"

Rien à voir avec mon précédent billet...

Une musique que j'adore (Aaron), pour un film que j'ai adoré (notamment l'actrice Mélanie Laurent) !


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mercredi 19 septembre 2007

Radio Perce-Neige


Ce matin, Balotine-Lulu était attendue au foyer de l'association Perce-Neige pour participer à une activité musicale. Notre voisin, Tonton René, y fait régulièrement chanter les pensionnaires. Il a pensé que notre fille pourrait leur jouer de la harpe et répondre à leurs questions.

10h15 - Nous arrivons dans les locaux, un grand pavillon en U, donnant un aspect petit village.

10h16 - L'éducatrice nous demande quelques minutes, les soins n'étant pas tout à fait terminés.

10h20 - Balotine-Lulu en profite pour accorder sa "harpounette" (on n'a pas emporté la grande harpe achetée dernièrement... Non, on a préféré transporter la harpe celtique...). Pendant ce temps, Tonton René installe le matériel "radio". En fait, l'"émission" sera enregistrée, et simplement utilisée par l'éducatrice par la suite. Il n'y aura pas de diffusion sur les ondes...

10h25 - Les premiers pensionnaires arrivent. Deux hommes de 45-50 ans, grisonnants, plutôt discrets. Puis Marie-Jo, dans les mêmes âges, mais beaucoup moins discrète. Elle nous parle de ses ampoules aux pieds, des médicaments qui avaient été inversés... Puis son amoureux arrive, un grand jeune homme qui ne tient pas en place (et lui fait de gros câlins). Puis vient Agnès, ses clés à la main, puis Manu qui a des gestes saccadés, et enfin Charlotte, une petite bonne femme à l'allure d'une adolescente. Ils nous saluent chaleureusement, puis s'asseoient sagement. Certains sont plutôt apathiques, d'autres se balancent, ou le lèvent et se rasseoient.

10h27 - Le directeur du centre vient nous saluer. Marie-Jo s'exclame "V'là le plus beau !" et ajoute "Comment va ta femme ?" Le directeur, un peu gêné, répond que ce n'est pas le moment de parler de sa femme.

10h35 - L'éducatrice prend le micro et annonce le début de Radio Perce-Neige.

10h37 - Les questions fusent "Comment tu joues de ton arc ?"

10h40 - Balotine-Lulu joue son tube de l'été. Mais elle est impressionnée par ce public particulier et par les flashs de Tonton René qui mitraille l'événement. Elle fait quelques erreurs, a quelques hésitations.

10h43 - Marie-Jo déclare "Je t'aime bien !"

10h45 - Les questions reprennent : "Tu es en quelle classe ? Tu as beaucoup de copains ?"
On recadre "Il y a 34 cordes sur cette harpe. Les codes rouges sont les Do et les cordes bleues sont les Fa"

10h49 - L'animatrice demande si Balotine-Lulu sait improviser...

10h50 - Balotine-Lulu joue un morceau de sa composition. Sans faute, cette fois.

10h53 - Les spectateurs adorent !

10h54 - Marie-Jo s'écrie : "Je t'aime beaucoup !"

10h55 - L'animatrice demande à Balotine-Lulu de lui jouer un morceau avec des arpèges. Balotine-Lulu en connaît un justement, mais elle prévient qu'il est un peu long.

10h56 - Balotins-Lulu joue son beau morceau arpégé

10h59 - On entend de grands bâillements sonores...

11h05 - Tonton René propose que les spectateurs chantent à leur tour une de leurs chansons.

11h07 - Les pensionnaires sont tous debout et entonnent en canon : "Dans la forêt lointaine on entend le coucou". La harpiste les accompagne avec un joli "Sol-Mi" qui imite le coucou.

11h09 - Agnès voudrait chanter la chanson de celui qui est enterré au dessus, à Montainville.

11h10 - Tous chantent "Un oranger, sous le ciel irlandais" (de Bourvil). C'est très émouvant de voir ces adultes-enfants mettre autant de coeur dans cette chanson, somme toute un peu triste...

11h12 - L'animatrice nous remercie et clôt l'émission de Radio-Perce Neige

11h15 - Agnès trouve que Balotine-Lulu a un beau manteau rouge (c'est la housse de la harpe)

11h20 - Nous repartons, heureuses d'avoir un peu égayé le quotidien de ces personnes, pas comme les autres...

dimanche 26 août 2007

Noces de palissandre...

Ils étaient pressés, ce jour-là, Suzanne et Alfred.
Ils se tenaient bras dessus, bras dessous et filaient vers la mairie.
Ils étaient souriants, malgré le poids des années.
Mais surtout, ils étaient fiers...
Fiers d'être debouts, fiers d'être toujours ensemble tous les deux, fiers d'être entourés de leurs enfants, petits-enfants, et même arrières-petits enfants.
Rien ne pouvait les arrêter. Ils filaient vers la mairie.
On avait beau leur dire : "attendez, on va prendre une petite photo avant !"
On avait beau leur dire qu'on avait un quart d'heure d'avance...
Ils étaient sur leur petit nuage ! C'étaient eux, les héros du jour.

Alfred s'était manifesté le mois dernier pour signaler cet événement, alors que Suzanne ne voulait surtout pas être sur le devant de la scène.

Ce jour-là, tous les deux étaient à l'unisson, et rien ne pourrait les empêcher de savourer l'instant où le maire les félicitera pour ces 65 années de mariage.

Pourtant, il manquait du monde.
La salle des mariages semblait bien vide, et on sursautait aux moindres bruits de pas dans le hall. Certes, toute la famille, tous les amis, n'ont pas pu se déplacer pour l'occasion. L'éloignement géographique, le travail, des ennuis familiaux...
Mais toutes ces places vacantes faisaient aussi penser à tous ceux qui étaient présents lors de leur union... Combien sont encore vivants ?

Peu importe, ce qui comptait, c'était de fêter ce mariage réussi de deux êtres si différents et pourtant si unis.
Alors on a fait la fête, mangé des gâteaux - confectionnés avec amour par leur fille -, bu du champagne... Les arrières-petits enfants ont assuré l'animation : démonstrations de gym, de danse, sketches...
Alfred et Suzanne ne comprenaient pas tout, n'entendaient pas bien. Mais ils étaient bien présents au milieu de toute cette agitation. Ils riaient de bon coeur.

Et en ce jour, si tout le monde les entourait d'attention, de fleurs, de sourires, c'était bien eux, mon Papy et ma Mamie, qui nous faisaient le plus beau des cadeaux en nous donnant une grande leçon : le bonheur de vivre l'un à côté de l'autre durant toutes ces années.

Dans le journal !




jeudi 16 août 2007

Joe le Taxi

Joe, le Taxi, c'est sa vie !

Toutes les nuits, il attend dans Paris. Il raccompagne les âmes seules chez elles...
Joe le Taxi, il a les cheveux longs, blancs, attachés en un catogan, pas très élégant !
Joe le Taxi, il a un visage buriné par les nuits blanches, et sans doute par l'alcool.
Joe le Taxi, il sent le tabac, il parle fort, il "flaire les poulets" qu'il n'hésite pas à remettre en place.
Joe le Taxi, il se vante de connaître des acteurs célèbres, qui lui ont ouvert grand leurs portes.
Joe le Taxi, il n'a pas de GPS - les jeunes de maintenant ne savent plus faire d'addition sans calculette !

Mais Joe le Taxi, il souffre...

Il conduit prudemment sur les dos d'ânes et autres ralentisseurs.
Le mois prochain, Joe rendra les clés de son taxi, sans doute pour toujours.
L'an dernier, à bord de son cher Taxi, il a eu un accident grave. Et depuis, ses vertèbres lui compriment la moelle épinière.
Cette opération, c'est celle de la dernière chance. Sans elle, il sera paralysé d'ici peu. Et la Sécurité Sociale lui a enfin donné le feu vert.

Car Joe, le Taxi a failli lui coûter la vie !

(Hommage au chauffeur de Taxi - dont j'ignore le nom - qui m'a raccompagnée le soir du 9 août, où Balotin était coincé au travail...)

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