vendredi 18 janvier 2013

Pretoria, Joburg, Soweto



Cela fera bientôt un an que nous étions en Afrique du Sud, et je n'avais toujours pas terminé mon petit compte-rendu... Mieux vaut tard que jamais me direz-vous !

Alors voilà, nous sommes le mardi 28 février 2012, et nous quittons notre super hôtel pour visiter la capitale... qui est ? qui est ?

Non, pas Johannesburg !

En fait, l'Afrique du Sud a 3 capitales (pour ne pas faire de jaloux ?) : Cape Town, la capitale législative, Bloemfontein, la capitale judiciaire, et Pretoria, la capitale administrative...

Nous nous dirigeons vers Pretoria, en faisant une halte pour visiter un étrange monument, qui sert à la fois de mémorial et de musée à la gloire des Voortrekkers, les fondateurs de la nation Afrikaner...


Il est assez laid à mon goût, mais très instructif : à l'intérieur, des bas-reliefs retracent l'histoire de ces pionniers :


 
Une exposition reconstitue leur charriots et tout ce qu'ils contenaient :


 
Du haut de ce monument, nous avons une très belle vue sur Pretoria :
 
 
 
 
De Pretoria, nous ne verrons pas grand chose, Marianne notre guide ne voulant pas qu'il nous arrive des misères, à nous, pauvres touristes... Du coup, nous faisons un tour de la ville en car, sans nous arrêter :
 
 
 (la maison de Paul Kruger, ancien président d'Afrique du sud, qui a donné son nom au parc)
 




 
 
 
Melrose House, où a été signée l'armistice de la guerre anglo-boers en 1902
 
 



Nous aurons le droit de nous arrêter devant le siège du gouvernement, un magnifique palais dominant un parc superbe :
 
 

 Puis direction Johanneburg. Nous ne visiterons pas le centre non plus, mais là, c'est parce qu'il n'y a rien à voir :





Mais nous allons tout droit vers SOWETO, où, étonnament, les touristes sont en sécurité !

SOWETO (SOuth WEstern TOwnship, litéralement "Quartier pauvre du Sud Ouest") est une immense banlieue de Johannesburg.
En 1951, en application des nouvelles lois d'apartheid, Soweto fut conçu pour recevoir des résidents uniquement noirs. À cette fin, des quartiers entiers, peuplés de Noirs ou racialement mixtes, assez proches des villes, furent classifiés comme zones blanches (ou zones pour gens de couleurs, métis ou indiens). En conséquence, les habitants noirs furent chassés de ces quartiers requalifiés comme à Sophiatown et envoyés à 15 km au sud-ouest de Johannesburg sur des terrains rachetés à des fermiers

les cheminées de cette ancienne centrale ont été repeintes pour la coupe du monde de footballe en 2010



 Ces sculptures représentent les signes que les habitants font aux taxis pour indiquer où ils souhaitent aller







Une autre guide nous rejoint pour nous parler de l'histoire de son pays. Je crois qu'elle s'appelle Elisabeth...
 
Nous déjeunons dans un restaurant au coeur de soweto, non loin de la maison où vécut Nelson Mandela
 

 
 

 
 


la maison de Nelson Mandela
 
Nous nous rendons ensuite au tour du mémorial des événements de SOWETO, où en 1976, les étudiants se sont révoltés contre une loi rendant la langue Afrikaans obligatoire à l'école (alors que dans ces quartiers, c'est l'anglais qui était parlé. cette loi ajoutait encore à la discrimination). Cette révolte s'est soldée par un bain de sang, la police n'ayant pas hésité à tirer.
J'ai trouvé un article très intéressant sur cet épisode dramatique de l'histoire de l'Afrique du Sud : http://www.afrik.com/article9975.html
 
Cette photo avait fait le tour du monde à l'époque

 
A Soweto, les quartiers sont très disparates : il y a des endroits mignonnets, très propres avec des petits pavillons bien entretenus
 

 
 
 
des cités organisées comme des villages

 
 
Mais il y a aussi ces bidonvilles à perte de vue
 


 
Je ne suis pas sûre que la misère soit moins pénible au soleil...
 


 
Et ces enfants qui portent l'uniforme, pour faire croire que tout le monde les logé à la même enseigne... Mais qui n'ont pas l'air malheureux !
 
 
   

 
 
Nous quittons ce pays sur une dernière image, celle des terrils des mines d'or. Johannesburg est la seule ville qui se soit développée grâce à l'or et qui soit encore en activité dans ce domaine...
 
 
Mais la répartition de ses richesses ne semble pas très équitable !
 
 
En conclusion, j'ai adoré ce pays. Nous en avons eu un tout petit aperçu lors de ces 12 jours. Les paysages sont magnifiques, même s'ils ne sont pas trop dépaysants par rapport à la France. Les gens sont accueillants, personne ne vient nous quémander de l'argent. J'ai adoré les safaris, la recherche des grosses bêtes. J'ai adoré mitrailler avec mon beau télé-objectif.
 
Merci à Marianne, notre charmante guide, qui nous a accompagnés comme si nous étions ses enfants, et a contribué à ce que Nicolas nous suive partout, en se le mettant dans sa poche !
 
Enfin, je suis heureuse d'avoir pu offrir ce beau voyage à mes enfants. c'était très agréable de partager toutes ces émotions en famille. Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir nous l'offrir !
 

 


jeudi 3 janvier 2013

En 2012, on a connu la fin du monde...



On a eu peur de la fin du monde en 2012, surtout Nicolas, et on s’est moqués de la prédiction des Mayas.

Mais nous, en 2012, par deux fois on a cru que la fin du monde était arrivée !

Tout d’abord en cette soirée de juin, où le téléphone a sonné un peu tardivement. On se doutait que ce serait une mauvaise nouvelle… Mon mari a décroché : son père nous avait quittés. Et là, ce fut le choc !

Même s’il était très fatigué, usé par toutes les maladies qui s’étaient enchainées depuis les vingt années que je le connaissais, il était costaud, notre Papy Jean. On n’imaginait pas qu’il partirait un jour. Pour mon mari, ses frères et ses sœurs, le ciel leur est tombé sur la tête : c’était la fin d’un monde, du monde de leur enfance… Avec lui, tous les souvenirs de leur Papa à travers leurs âges ressurgirent…

Pour les petits-enfants aussi, c’était très dur. Pour ma petite dernière surtout. Elle avait tissé des liens très forts avec lui, qui, pourtant, était d’un abord bourru, et pas toujours aimable… Elle a tenu à être présente aux obsèques, alors qu’elles avaient lieu le jour de son épreuve du Brevet. Mais pour elle, il était plus important de lui rendre un dernier hommage, et elle a repassé l’épreuve en septembre…

Moi aussi j’aimais beaucoup mon beau-père. Il avait une énorme carapace derrière il se retranchait par pudeur. Mais s’il ne leur disait jamais, il adorait ses enfants, ses petits-enfants, et surtout sa femme sans qui il n’aurait jamais survécu si longtemps !

C’est lors de ces obsèques que j’ai pu mesurer à quel point l’esprit de clan était ancré dans ma belle-famille : tout le monde était présent, aucun ne manquait à l’appel ! Jusqu’à sa mort, mon beau-père aura réussi à nous réunir tous !
Et en ce premier Noël sans lui, il était bien présent parmi nous, nous l'avons senti !

 

La deuxième fois, c’est moi qui ai cru à la fin du monde, lorsque mon père m’a annoncé que ma sœur avait un œdème cérébral, puis lorsque mon beau-frère m’a précisé qu’elle avait une tumeur et que c’était « très grave »… Pour moi, le monde s’est écroulé, et j’ai pris conscience à quel point je tenais à ma sœur !

Heureusement, tout s’est bien terminé, et elle doit la vie à 4 personnes :

-          Son collègue, qui m’avait appelée la semaine précédente pour me dire qu’il ne reconnaissait pas ma sœur, que son comportement au travail avait complètement changé, qu’elle « se fichait » de tout, arrivait systématiquement en retard à ses rendez-vous… Et se plaignait des remarques très désagréables de son mari sur le fait qu’elle grossissait. Il pensait qu’elle faisait un « burn out ». Il m’avait appelée moi, car il m’avait vue à leur mariage en juillet et n’osait pas prévenir mon beau-frère, des fois qu’il y ait des problèmes dans leur couple… Du coup, j’ai appelé mon beau-frère qui m’a dit ne pas reconnaître ma sœur non plus, qu’elle passait son temps affalée dans le canapé. En discutant avec moi, il a réalisé qu’elle était malade.

-          Mon beau frère, qui l’a emmenée chez le médecin pour qu’il l’arrête et qu’elle soit prise en charge psychologiquement. (Pourtant, ma sœur l’avait bien vu plusieurs fois, ce médecin pour lui dire qu’elle était très fatiguée et avait pris pas mal de kilos… Et il lui avait fait faire des analyse de sang, pour vérifier tyroïde, tout allait bien)

-          Son médecin, qui lui a prescrit un scanner. Il a eu un doute quand elle lui a dit qu’elle perdait la notion du temps… Cela ne relevait pas pour lui du burn out, ce symptôme ! Moi j’étais persuadée qu’ils ne trouveraient rien, mais mon père n’avait pas dormi de la nuit avant l’examen, pensant le contraire !

-          Son chirurgien, enfin, qui l’a libérée de cette tumeur, aussi simplement que s’il s’agissait d’une appendicite !

Mes parents et moi avons eu très peur. Mes enfants aussi par effet de ricochet. Quand le diagnostic a été établi par le radiologue, cette nouvelle qui nous tombe dessus comme un couperet, les mots « œdème cérébral », « tumeur au cerveau », tout cela nous ramène à des cas tragiques que nous avons connus dans notre entourage. Mais quand cela tombe sur sa sœur, c’est le ciel qui nous tombe sur la tête et on pense au pire… Heureusement que mon mari était là pour me rappeler d’autres cas, qui, eux, se sont bien terminés ! Toujours est-il que je ne pouvais pas rester loin d’elle en ayant appris cette nouvelle si terrible, et j’ai accompagné mes parents à Brest. Cela m’a fait beaucoup de bien. Nous nous sommes serrés les coudes tous les quatre avec mon beau-frère autour de ma sœur.
Et comme tout est bien qui finit bien, nous avons passé Noël tous ensemble, comme avant !

 

Le ciel est aussi tombé sur la tête de deux de mes proches collègues en cette fin d’année. Après avoir encaissé l’annonce et deux lourdes opérations (pour la première), elles doivent combattre maintenant contre leur maladie, soutenues par leur entourage.

 

Ces moments très difficiles nous font prendre conscience que la vie parfois ne tient qu’à un fil…

Mais c’est lors de ces épreuves que l’on mesure à quel point nous avons de la chance d’avoir une famille unie, c’est le meilleur des remèdes pour les surmonter !

 

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