mercredi 7 mars 2012

La péninsule du Cap de Bonne Espérance

Lundi 20 février 2012

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors qu'hier il faisait si beau, aujourd'hui nous allons contourner la Péninsule du Cap sous les nuages...



Nous arrivons au port de Hout Bay. Nous prenons le bâteau pour nous rendre sur l'Île aux phoques, Duicker Island.

Mais certains nous attendent déjà au port :



Nous arrivons sur l'île, où ils sont tous entassés :

Dans l'eau, ils sont heureux comme des poissons :

Au retour, nous avons la surprise d'être suivis par 2 dauphins :






Ce qu'il y a de bien, quand on voyage en groupe, c'est qu'il y a toujours un collègue pour nous prendre en photo tous les 5 :


Nous continuons notre tour, et nous arrêtons à un joli point de vue. Nicou ne quitte déjà plus notre guide Marianne :



Mes 3 racailles :

Par endroits ce temps incertain donne une belle lumière, comme sur cette plage :



Nous arrivons au Point le plus au Sud-Ouest de l'afrique, le Cap de Bonne Espérance (Cape of Good Hope) : Là, il n'y a pas grand chose à voir, à part des Cormorans.

Puis, nous allons à l'autre Cap, Cape Point :


(Pour vous aider à situer ces 2 points, voici la carte)

A Cape Point, nous montons tout en haut du phare pour admirer la vue :


Là haut, des pancartes indiquent qu'on est à 9294 km de Paris :

Puis nous allons voir les manchots.

Eh oui, il y a aussi des manchots sur la péninsule du Cap... Moi qui croyais que ces espèces de pingouins vivaient sur la banquise, j'ai eu la surprise de voir qu'ils se plaisaient aussi sur le sable blanc, les rochers de grés comme aux Seychelles, sous les palmiers !



Et ce qui est impressionnant, c'est qu'ils bougent très peu. On a l'impression qu'ils jouent à 1,2,3 soleil avec nous, et que dès qu'on va se retourner, ils vont se mettre à courir :



Ils sont rigolos avec leurs postures :



Tiens, un bébé déplumé :


Lulu a filmé un manchot rebelle (qui a décidé d'aller se promener) :



Enfin, le soir, nous allons dîner dans un très bon restaurant africain, où toutes sortes de plats défilaient sous nos yeux. Et tout était très bon. Au dessert, séance de maquillage pour nos visages pâles : (celle-ci a de la fièvre, ce qui explique sa petite bouille tristoune...)

A suivre

dimanche 4 mars 2012

Cape Town

Nous montons ensuite sur la croupe du lion...
Je m'explique : Le cap est entouré de montagnes. Tout d'abord la Montagne de la Table, une haute montagne toute plate, qui se couvre d'une nappe quand l'air chaud rencontre l'air froid, et à sa droite, une dent qui ressemble (avec beaucoup d'imagination) à une tête de lion.

Signal Hill se trouve sur la croupe du lion si l'on longe la tête du lion vers la droite. De là, on  découvre un magnifique panorama :



A gauche, la montagne de la table (un téléphérique permet de monter tout en haut), à droite, la tête de lion.

La ville (City Bowl)



Le stade de foot où les français se sont ridiculisés (Marianne, la guide, s'est un peu moquée...)



Au large à droite, Robben Island, l'île-prison où Mandela passa 19 ans sur ses 27 années de détention. Les années les plus dures. C'est ici qu'il écrivit ses mémoires. Grâce à un ingénieux système de cache creusée dans un mur, un de ses co-détenus parvint à faire sortir ce document. Non sans humour, quand il fut élu président de la république, Mandela nomma son ex-coursier Ministre des transports.

En voyant tous ces bateaux au large, je me remémore l'histoire de l'Afrique du Sud, grâce au livre que Valérie m'a prêté : Un arc en ciel dans la nuit de Dominique Lapierre. A l'origine, la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales souhaitait installer une escale pour réapprovisionner les navires en route vers l'Inde en produits frais (viande, fruits, légumes) car les équipages étaient vite atteints de scorbut ! Au départ, ils ne souhaitaient pas s'étendre, mais ne voulaient pas non plus commercer avec les autochtones. Ils voulaient juste rester au pied de la montagne de la table en tournant le dos au reste du pays.
C'est un peu comme ça que l'apartheid a commencé : vivre ensemble sur le même sol, mais séparés ! D'ailleurs, Marianne nous a un peu surpris dans son discours sur l'apartheid... Pour elle, ils n'ont pas fait pire que dans d'autres colonies. L'Algérie a causé plus de morts, l'Australie a exterminé les aborigènes...


Nous allons ensuite nous promener dans un quartier très coloré : le quartier malais (ou Bo-kaap) qui se distingue par ses mosquées et ses maisons aux architectures originales et "flashies" !

Le midi, nous déjeunons dans une marina, au sein d'un très beau centre commercial très chic (à en croire les enseignes de luxe).

Nous perturbons beaucoup le serveur quans il s'agit de faire des notes séparées pour les boissons : un groupe de 5, un groupe de 4, un groupe de 2... Il parle français, pourtant, étant d'origine gabonaise, mais on a bien cru qu'on n'allait jamais y arriver ! Ce problème, nous l'avons eu à chaque repas pratiquement...

Ensuite, nous trainons dans le centre commercial. Nicou est attiré par les magasins de sports, au rayon des maillots de foot... Nous sommes épatés par la connaissance des commerçants sud-africains sur les clubs de foot français...
Nous allons ensuite nous faire offrir un café dans une boutique "what else". Le vendeur a su que nous étions français grâce au maillot "Olympique Lyonnais" de Nicou !

Et pourtant, nos footeux n'ont pas brillé lors de la dernière coupe du monde...

L'après-midi, nous retournons vers le centre de la capitale législative (C'est Prétoria la capitale administrative et Blomfontein la capitale judiciaire)


L'hôtel de ville et la place du marché :


La Cathédrale St Georges où officiait Desmond Tutu, premier archevêque noir :

Le Parlement :

Les paparazzi en extase devant un ibis :

Nous passons par les jardins de la Compagnie (hollandaise). Très agréable lieu de détente en ce dimanche après-midi :

Evidemment, Lulu cherche à adopter les petits écureuils (qui ne sont pas tristes le lundi, comme à Central Park) :

Nous visitons enfin le South African Museum qui abrite des collections diverses sur l'histoire naturelle du pays, et nous éclaire notamment sur la vie des Bushmen, premiers hommes de l'Afrique du Sud, qui étaient assez typés asiatiques. D'ailleurs, on en retrouve les traits sur le visage de Mandela... Ce musée possède aussi une collection impressionnante d'animaux empaillés... l'occasion pour nous de voir des lions...



...Et de nous rendre compte de ce que ça ferait de se trouver dans la gueule d'un requin :

A suivre...

samedi 3 mars 2012

Kirstenbosch



Dimanche 19 février 2012

Après une nuit passée dans l'avion via Londres, nous arrivons au Cap où notre guide Marianne nous attend patiemment. Elle nous laisse du temps pour nous changer (il fait déjà plus de 25 degrés à 7 heures du matin), pour changer d'heure (une heure de moins qu'en France), pour changer nos euros en Rand (1 euro = environ 10 Rands).

Puis l'aventure commence. Il fait un temps magnifique. Et comme demain il doit pleuvoir, Marianne préfère que nous commencions par la visite des jardins de Kirstenbosch prévue normalement pour le lendemain. Quelle bonne idée de commencer en douceur par ces magnifiques joyaux de la nature !

Situé sur les hauteurs du Cap, ce jardin est l'un des plus beaux jardins botaniques du monde, avec plus du quart des 20000 plantes recensées en Afrique Australe.
On y trouve notamment l'emblème de l'Afrique du Sud, le Protea :


Mais aussi toutes sortes de fleurs dont j'ai oublié le nom...



Je fais mes premiers essais de clichés avec mon beau téléobjectif reçu pour mon anniversaire...



Nous rencontrons nos premières pintades (non comestibles). ça pullule en Afrique du sud !



Photo de famille avec vue sur la ville du Cap :


Le paysage me rappelle un peu le Sud de la France, la montagne Sainte Victoire...

A suivre...

vendredi 2 mars 2012

Saobona Africa * !



Nous voici revenus ! Une fois de plus, nous avons réalisé un rêve : visiter l'Afrique du Sud.

Notre guide Marianne nous a dit qu'il y a mille lieux à voir avant de mourir... A ce rythme là, nous allons vite y arriver !

Je mesure une fois de plus la chance que nous avons de pouvoir découvrir le monde, et de le partager avec mes enfants ! Mais c'est la première fois que nous les emmenons en circuit organisé par mon CE.

Je vous détaillerai tout au fil de mes prochains billets, mais en attendant voici le menu de ces 10 jours non stop.
Nous avons atterri au Cap (via Londres) et avons visité la ville, la péninsule, et la région viticole. Puis nous avons repris l'avion pour Durban, d'où nous avons poursuivi notre circuit en bus : Santa Lucia, le Swaziland, le Parc Kruger, le canyon de la riviere blyde, les mines d'or et de diamant, Pretoria, Johannesburg, Soweto...

Un voyage de l'autre côté de notre hémisphère, mais aussi un voyage dans le temps !

(*) "Saobona" = "Bonjour" en Zoulou. Et normalement on répond "Yé bo", qui veut dire "oui"...

jeudi 2 février 2012

Balotine les bons tuyauX...

Allez viens viens viens à Saint Germain...

Que faire le dimanche quand on veut sortir ses enfants et sa correspondante australienne, tout en restant au chaud et qu'on habite pas très loin de St Germain en Laye ?
Eh bien on va visiter le château !
Tout d'abord pour sa belle architecture pentagonale biscornue et sa jolie cour intérieure :



Mais aussi et surtout pour son magnifique musée d'Archéologie !

Et le top du top, si vous y allez le 2ème dimanche du mois entre janvier et avril, vous tomberez sur des conférenciers hors du commun, qui vous feront visiter le musée sous forme théâtrale !
3 acteurs géniaux vous transportent de salle en salle en remontant le temps, et vous font mener une enquête policière tambour battant ! Les enfants de tous âges adorent, et les adultes aussi. Les visiteurs font partie de la pièce, c'est génial .



ça s'appelle "Course folle contre la montre". Les infos sont ici

Et s'il ne fait pas trop froid, à la sortie, allez sur le parvis admirer la vue sur Paris :





Ouside... de la musique celtique qui déménage !

Si vous aimez la musique celtique d'inspiration irlandaise, jazzy, parfois même aux accents manouches, courez vite voir le groupe Outside, un duo de beaux gosses qui se la donnent sans se la pêter avec guitare et violon.
Ils sont passés dans mon village, mais sévissent surtout en Bretagne. C'est notre ami Laurent Vercambre (membre du Quatuor*) qui les a dénichés pour nous.



un petit aperçu de ce que j'ai pu filmer :



J'ai acheté leur album et ne m'en lasse pas dans la voiture.

Retrouvez toute leur actualité sur myspace : http://www.myspace.com/outside.duo


(*) Mais si, le Quatuor, c'est eux : Et Laurent est derrière le violoncelliste...
Voilà, c'est tout pour le moment...

Sinon, pour info, êtes-vous passé sur le blog maisonboiscorrèze ?

lundi 2 janvier 2012

2012... on y est !

2012... ça y est, on y est.

2012, pour nous, avant, c'était une date imaginaire, très lointaine, presque irréelle.

Quand on disait "on le fera en 2012", on remettait ça aux calendes grecques !
Quand je demandais à mon mari quand il aurait fini ma salle de bains, je me disais "vivement 2012" !

Puis il y a eu cette histoire de calendrier Maya qui a donné de grosses frayeurs à Choup. Elle m'appelait sur mon portable alors que j'étais à la gym... Des vidéos circulaient sur le net, et elle était tombée dessus par hasard.

Puis il y a eu ce film, 2012, qui a fait peur à Nicou aussi. il ne voulait plus s'endormir le soir.

Et pour lui, 2012, c'est la fin de tout :
- la fin de l'enfance, car il aura 20 ans, et comme Peter Pan, Nicou ne veut pas devenir adulte
- la fin de son école, car à l'IME, à 20 ans on sort pour aller en ESAT (Etablissement Spécialisé d'Aide par le Travail) ou en foyer de jour, et il ne veut pas quitter ce monde, c'est son univers
- et la fin du monde... on va tous mourir !

Tant et si bien que le 31 décembre au soir, plus on approchait de minuit, et plus il angoissait... Il n'avait même plus d'appétit, c'est pour dire !

Une fois les 12 coups passés, il était soulagé. "Vivant, moi !".
Il a tenu à appeler sa copine pour lui souhaiter la bonne année. Le lendemain, en discutant avec lui, j'ai compris qu'il voulait s'assurer qu'elle aussi était bien vivante !

Je voudrais vous souhaiter à tous une excellente année 2012, qu'elle vous garde tous en pleine santé, heureux de vivre, heureux d'aimer et d'être aimés !
Aimons-nous vivants !

samedi 17 décembre 2011

Mais où est passée Balotine ?


Zébuline l'a retrouvée !


Balotine est comme ses copines blogueuses, en mode déblogage... Mais je pense à vous.
Rassurez-vous, tout va bien.  

La vie est belle avec Ally, notre jeune Australienne !

Tout le monde rit à table, quand nos conversations franglaises deviennent incompréhensibles.

Les trois filles rient le soir dans la belle chambre toute neuve, en se racontant des petits secrets.

Nicou est tombé amoureux d'elle. Quand elle descend le soir après la douche dans sa longue robe de chambre blanche, il n'en peut plus : "Elle est belle, Ally !" Et quand elle découche - ce qui arrive souvent car elle a plein de copines - il tourne en rond : "Elle me manque, Ally !".
L'autre  jour, je lui ai demandé combien il avait de soeurs, il m'a répondu :
"4 : Ally, Clochette (la lapine), Lulu et Choup"

Et, le mieux de tout : Balotin est toujours de bonne humeur !

jeudi 8 décembre 2011

J'ai testé pour vous... l'intervention chirurgicale en ambulatoire

Eh oui, je me suis fait opérer...
Rien de grave : une varice, d'une seule jambe et demi-jambe seulement !

Ce n'est jamais très agréable de se dire qu'on va se faire charcuter, surtout quand ça ne nous est jamais arrivé, alors on angoisse quand même un peu, même pour une toute petite intervention...
Va-t-on se réveiller ?
Va-t-on avoir mal ?

Bref, avant de partir pour la clinique, j'avais mis à jour tous mes papiers, terminé toutes mes lessives, bien embrassé mes enfants... tout était en ordre !

Je m'étais bien préparée aussi, respectant toutes les consignes : épilation à la crème, nettoyage à la Bétadine le soir, cheveux compris, et rebelote le matin une heure avant le rendez-vous... J'avais vu le phlébologue qui m'avait bien marqué la jambe avec un feutre-marqueur en réalisant une nouvelle écho-doppler... J'étais parée !

Mon mari m'accompagne vers l'échaffaud le service d'hospitalisation de jour. Je remplis les formalités administratives (le gros chèque pour le chirurgien, notamment) puis l'infirmière nous invite à attendre dans le "salon d'aptitude à la rue"... drôle de nom pour une salle d'attente ?

Enfin on vient me chercher, petit bisou d'adieu au mari, et me voici dans ma chambre. Enfin, il y a 3 lits ! ça va manquer d'intimité... L'infirmière me demande si je suis bien à jeun, si je suis bien épilée (oui, mais ça repousse, madame.... pas grave ?), si j'ai bien signé le papier de décharge au cas où je ne me réveillerai pas après l'anesthésie que ça serait pas de leur faute... Puis elle m'invite à me déshabiller toute nue et à revêtir une magnifique blouse bleue en papier, une jolie charlotte et de superbes chaussons, et d'attendre sagement sur le lit que le brancardier vienne me chercher.

Je m'exécute, et prends mon livre pour l'attendre. Pas le temps de l'ouvrir qu'il est déjà là.
Ce n'est pas Ramsi dans H, mais un gentil monsieur métisse à l'accent créole. Il me fait monter sur son charriot, et nous voilà partis. Il me sort de la chambre les pieds devant !!! Je croyais que c'était réservé aux morts... Est-ce un mauvais présage ? Ouf voici partis la tête devant cette fois dans les couloirs de la clinique, qui n'en finissent pas... à droite, à gauche...

Il ouvre une porte et un autre monsieur prend le relai pour m'emmener 10 mètres plus loin... Ici, ça doit être l'antichambre du bloc opératoire, ça grouille de partout. Personne ne s'occupe de moi, mais c'est une vraie ruche. Je ne sais pas trop à quoi sert le 2ème brancardier, il a l'air de errer l'âme en peine... Les infirmiers ou aides soignants ou chirurgiens ou anesthésistes... je ne reconnais pas les couleurs... ont l'air bien occupés. tous à leur tâche. Il y a même la radio en fond sonore.
Un deuxième patient en brancard est installé à ma gauche. Il a l'air de beaucoup souffrir. Apparemment de la jambe (le ménisque ?). Plus tard, je me dis qu'il est peut-être tout simplement douillet, car quand l'infirmière le pique pour poser sa perf, il geint tout autant !
Un troisième patient
Puis un quatrième. On pousse mon brancard pour tous nous entasser.

C'est long... En même temps je me sens plutôt fatiguée, alors je somnole à moitié...
L'anesthésiste se présente à moi. Bof, il rigole quand il se brûle, celui-là !
Puis une infirmière, puis un autre (pour la perf) .. toujours les mêmes questions : à jeun ?
Une infirmière-panseuse se présente aussi... Je ne savais même pas que ça existait comme spécialité !
Mon chirurgien arrive enfin et on m'emmène au bloc. Il me soulève la jambe, et repasse un coup de feutre à l'endroit où le phlébologue l'avait fait.
L'anesthésiste m'injecte un produit pour m'étourdir un peu dit-il, puis me fait respirer dans masque à oxygène. Il me dit qu'au bout de 3, je dormirai... J'en suis à 5 !!!



"Allez, on se réveille, ça fait une heure que vous dormez !"
Je suis trop bien dans les bras de Morphée... Encore... Laissez moi dormir encore...
J'ouvre les yeux et je vois tout flou.
ça va, oui, très bien.
Pas mal, pas froid, pas envie de vomir... juste de dormir encore un petit peu...

Mon ami créole m'emmène dans ma chambre où dort déjà une dame. Je vais finir ma nuit ici.
On apporte un plateau à la dame.
Moi, je dors, encore...
Je me sens bien. Une cure de sommeil, ça doit être comme ça ?

Je me réveille peu à peu. On m'apporte mon plateau. Pas grand chose. Mais je n'ai pas trop faim.

Une troisième dame est installée dans le dernier lit.

Maintenant, je suis bien réveillée, je peux lire mon livre.

Le Chirurgien nous fait une visite éclair et nous demande de respecter toutes les consignes qui figurent sur le papier : bas de contention pendant 3 semaines, pas de douche de la jambe avant 5 jours, piqûres d'anticoagulants tous les jours pendant 7 jours, 2 prises de sang, au bout du 8ème jour couper les fils à ras de la peau...

Puis la pénombre s'installe dans la chambre, et nous papottons toutes les 3. Je suis la plus jeune. Ma voisine de droite est batelière, et se demande comment elle va faire pour les prises de sang et la visite de contrôle chez le chirurgien...

Nous trouvons le temps long...

Puis l'infirmière vient nous libérer : elle enlève les bandes, repose un pansement par dessus ceux déjà en place, puis nous aide à enfiler le bas de contention... Pas facile ! Je me lève sans difficulté ça tiraille un peu derrière le genou, mais sans plus. Pas besoin des béquilles que m'a gentiment prêtées Marie-Christine...

Une fois libérée, j'attends mon mari dans le "salon d'aptitude à la rue"... Je comprends mieux ce nom, maintenant : je suis apte à retourner dans la rue !


Après me direz-vous ? Même pas mal, et j'ai même plutôt la pêche... Je me demande si les anticoagulants n'auraient pas une vertu dopante ?

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