mardi 2 août 2011

4ème jour (suite) : Jökulsárlón



Nous arrivons au pied du glacier Vatnajökull, tellement immense qu’il est aussi grand que la Corse ! Par endroit, l’épaisseur de la glace est d’un kilomètre !


Cela donne des paysages magnifiques :








Mais nous arrivons au clou du spectacle : Jökulsárlón



Il s’agit d’un lac, profond de 200 mètres, dans lequel se délitent des icebergs aux reflets noirs (de la cendre du volcan) et bleus (à l'endroit où la glace n'est pas encore oxydée). C’est superbe.




Nous avons vu un iceberg se retourner. Il était couvert de noir, il est devenu d’un bleu turquoise incroyable !

Nous ne nous lassons pas d'admirer ce spectacle...










J'ai trouvé une française pour nous prendre tous en photos... (Là, Nicolas vient de s'apercevoir qu'il a supprimé une photo d'Harry Potter sur sa carte... C'est pour ça qu'il ne sourit pas !)


(Le sourire commercial de Choup)











Ces gros glaçons s'échouent ensuite sur la plage de sable noir...





Le lendemain, nous y retournerons, malgré la pluie, et nous avons eu la chance d'y croiser :

- un "troupeau" de canards :



- et un phoque qui prend son bain, cool !



Le soir, pour nous remettre de nos émotions, ce n'est plus ce que j'appelle une ferme-auberge, qui nous accueille à Smyrlabjorg, c'est carrément un motel  (il y a 90 chambres) ! Nous avons une maisonnette rien que pour nous avec 4 chambres et 2 salles de bain, et surtout un immense buffet nous attend au restaurant pour le dîner du soir. J'y ai notamment bien apprécié l'agneau grillé !

Encore une belle journée, qui, malgré les péripéties de la traversée de Vik, nous fait penser qu'on a vraiment eu une bonne idée de venir en Islande !

dimanche 31 juillet 2011

4ème jour : Passage de Vík, Kirkjubaejarklaustur

Je sais bien que la période estivale est une période creuse sur la blogosphère, n'empêche que vos petits messages m'encourageraient vivement à poursuivre mes récits de nos aventures islandaises...

Donc en ce matin du 13 juillet, nous partons tôt, car une dure journée nous attend : le passage dans la rivière qui a emporté notre route… Pour rappel, il s'agit d'une débâcle glaciaire. Les volcans étant situés sous des glaciers, quand ils chauffent, ça fait fondre la glace qui se transforme en torrents... En Islande, la nature a vraiment tous les droits !


Il est 9h45, et voilà ce qui nous attend : une longue file de voitures (41 devant nous)



Effectivement, la route est coupée :



Une autre route est en re-construction de l’autre côté, mais ça va prendre des mois :



Des camions chargent les voitures une par une et font un grand détour dans le lit de la rivière pour les transporter de l’autre côté de la rive :



Nous devons patienter plus de 3 heures avant que ce soit notre tour. 4 camions transportent 4 à 5 véhicules à l’heure…
Pendant ce temps, nous retrouvons nos hollandais s'étaient retrouvés à la porte de leur véhicule : ils avaient par mégarde fermé leur voiture avec leurs clés dessus. Cela nous a bien occupés pour trouver des solutions. On baragouinait anglais avec eux et d’autres. Puis un autre automobiliste nous a répondu en français, c’est un canadien ! Nous le retrouverons plusieursfois par la suite. Son grand fils est plutôt mignon, je l’ai montré à Lulu qui a fait la moue…

Balotin a essayé d’ouvrir la portière des Hollandais avec une ficelle lestée d’un petit caillou, passée dans la fente de la vitre laissée entrouverte… Il y était presque, mais le bonhomme de l'assistance est arrivé entretemps.

Je commence à trouver le temps long, d’autant que j’ai très envie de faire pipi… et en Islande, va trouver un arbre pour te cacher… yen a pas !

Enfin, c’est à nous !
Nous laissons notre voiture avec les clés dessus et allons attendre dans un Algéco (heureusement, car maintenant, il tombe des trombes d’eau !) avant de monter dans cet énorme car orange :



(non, ce n’est pas un camion de poubelles, le mot est tronqué !)



Là c’est Choup qui monte. A droite, notre petit chauffeur, plutôt mignon, lui aussi (ben quoi, quand on poireaute, il faut bien se trouver des occupations !)

Nicou a été assez perturbé par cette aventure. Déjà, en voyant la route emportée, il a dit « C’est 2012 » (en clair : c’est la fin du monde), ensuite il ne voulait pas abandonner la voiture, et enfin, il ne voulait pas marcher dans la gadoue avant de monter dans le car…

Nous arrivons de l’autre côté avant notre voiture.



Effectivement, la route a bien été emportée. Le tablier du pont se trouve à 90° de là où il devrait être !



On n'est pas loin de 2012 !

Notre voiture arrive enfin :









Et nous repartons !


Le paysage change. Il n’est plus verdoyant, mais c’est maintenant un champ de lave pendant 50 kilomètres :



Nous qui cherchions un resto pour nous remettre de nos émotions, nous devons aller jusqu'à la ville qui a un nom à rallonge : Kirkjubaejarklaustur...

Le paysage change à nouveau



Encore du vert et des chutes d'eau :



Puis "Monument Vallée" dans les tons vert-noir :




Et maintenant, plus rien, un désert plat, lunaire !




A suivre...

jeudi 28 juillet 2011

3ème jour : Seljalandsfoss, Skógar

Nous quittons à regret la ferme-auberge de Flúðir pour continuer notre périple.

Direction Seljalandsfoss, une falaise verdoyante d’où partent une multitude de cascades. La première (et la plus visitée) chute de 40 mètres, et on peut passer derrière :







Mais nous poursuivons en remontant la vallée, et en escaladant chaque cascade.
La vue est magnifique au milieu de ces fleurs bleues...













Puis, nous ré-escaladons une dernière cascade pour atteindre un point de non retour : comment redescendre ?





Une fois en haut de la falaise, je vois une route et décide de la rejoindre à travers la prairie. Ce n’est pas l’idée de Balotin qui choisit de la rejoindre en descendant, en pariant que cette route passera par là.
Les enfants me suivent. La route qui nous paraissait toute proche a l’air de s’éloigner au fur et à mesure que nous avançons. Mais nous finissons par l’atteindre, en suivant les moutons…




C’est alors qu’un peu plus bas, nous retrouvons Balotin, qui n’avait pas pensé qu’il devrait traverser deux rivières sur son passage. Nous le retrouvons ses chaussettes trempées à la main. Il a bien failli en perdre une et se faire courser par un bélier…

Une fois la famille réunie, nous retournons à la voiture, sentant que les cuisses ont bien travaillé à monter tous ces rochers !
Au passage, nous observons encore une ferme aux toits en prairie…



Après un pique-nique un peu frisquet, nous reprenons la route.

Nous passons devant le volcan Eyjafallajöküll, celui qui a interrompu le trafic aérien l’année dernière en crachant de la cendre.
Nous nous ne voyons pas, car il est dans le brouillard des nuages bas… Nous nous arrêtons un instant dans une petite maison-musée qui retrace l’histoire de ce volcan. Nous en profitons pour aller aux toilettes. Nicou y passe un certain temps. A la sortie, tout fier, il nous montre sa dernière photo sur son appareil : le volcan en éruption !



Où l’as-tu prise ? Dans les toilettes !
(Il a photographié le poster qui était affiché dans les toilettes)

Maintenant, direction Skógar.
Là, une belle « cascade » nous attend, comme dirait Lulu : Skógarfoss. Une chute d’eau majestueuse de 60 mètres, alimentée par le glacier sous lequel se trouve notre fameux volcan.

Dans un beau cadre de verdure, une fois de plus :




Allez, c’est notre jour de grimpette, alors nous montons tout en haut



C’est magnifique. Un petit peu de soleil rendrait cet endroit sublime









Choup adore ajouter des cailloux aux cairns. Un anglais, du moins anglophone l’apostrophe : « Stop with the rocks, OK ? »



Cette petite phrase sera ensuite répétée en boucle…
Puis nous redescendons vers le musée de Skógar.

Un musée où il y a de tout : musée de la pêche, de l’artisanat, de l’équitation, des télécommunications, des transports…
Mais nous avons particulièrement aimé cet écomusée où on a conservé intactes et meublées les maisonnettes anciennes comme je les aime :









Le soir, nous dînons dans la partie restaurant de notre ferme-auberge en compagnie des 2 couples avec lesquels nous partageons le logement : des Hollandais et des Allemands.



Le dîner est excellent : velouté de légumes (asperges brocolis), saumon (très fin) avec salade et légumes, et en dessert le fameux skyr, un excellent fromage blanc très onctueux, auquel on avait ajouté une noix de confiture de rhubarbe.

Balotin et moi profitons de la clarté du soir pour faire une petite promenade digestive…

Pendant ce temps, Choup épluche le prospectus qu’elle a trouvé à l’accueil : « Consignes de sécurité pour les touristes » sous-titré ainsi « Le volcan Katla sous le glacier de Mýrdalsjökull a érupté en moyenne 1 à 2 fois par siècle, ses éruptions sont accompagnées de pluies de cendres et de débâcles glaciaires ».

En parlant de débâcle, c’est demain que l’aventure commence…

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